Comme des milliers d’autres enfants, Pauline eut une enfance sacrifiée sur l’autel des guerres et de la persécution de ceux qui défendaient la Liberté, l ‘Egalité et la Fraternité… Comme eux, elle vit sa jeunesse bercée par le «Vous n’avez pas à vous plaindre, vous, vous êtes vivants ! Le sacrifice de vos pères fut nécessaire, grâce à eux vous ne reverrez plus jamais la haine, le racisme…» Fille d’un communiste mort pour défendre une république espagnole abandonnée à son sort par le Front Populaire, fille adoptive de Gabriel Péri, livré à la Gestapo par des communistes français…, Pauline, malgré tout cela, n’est, dans son cœur, ni anti-républicaine, ni anticommuniste. Bien au contraire elle préféra toute sa vie mettre ses idées en application plutôt que d’adhérer à des formules… Par son vécu, elle ne tend à démontrer qu’une seule chose : Pour changer le monde, il faut travailler sur soi, individuellement. Ce n’est qu’ainsi que l’humanité sera libre, égale et fraternelle. Et que les mots République et Communisme prendront réellement leur sens.
|